Planète Web Sémantique

July 23, 2008

Alexandre Passant

Social Music meets the Semantic Web

No much time to blog at the moment, as I’m mainly concentrated on writing my PhD thesis (and so I wish best of luck - and motivation - to the ones in the same case !)

Yet, I gave a talk at a Center For Digital Music seminar last week, invited there by Yves Raimond.  The goal was to showcase how the usual suspects of the Social Semantic Web (FOAF / SIOC / MOAT / LOD) can be used in the context of music-related services and can provide new ways regarding music recommendation. If you’re interested in music-related computing (not only from a SW point of view), you may also be interested in browsing the lab homepage and various projects they host (as the Giant Instrument and others like 3D-sound modeling, automatic mixing or human-synth beat-box)

by Alex at July 23, 2008 05:49 PM under WebSemantique

Alexandre Passant

SDoW2008 deadline extended

The SDoW deadline have been extended to the 4th of August, so that you have two additional weeks to submit your paper, demo or poster.

The 1st Social Data on the Web workshop (SDoW2008) co-located with the 7th International Semantic Web Conference (ISWC2008) aims to bring together researchers, developers and practitioners involved in semantically-enhancing social media websites, as well as academics researching more formal aspect of these interactions between the Semantic Web and Social Media.  

Complete details about the workshop can be found on its website. Also note that the poster and demo submissions can be up to 3 pages in LNCS format, while it was 2-pages only at the begining.

by Alex at July 23, 2008 05:06 PM under WebSemantique

David Larlet

Un océan de possibilités sémantiques

Je viens de découvrir la dernière publication du magazine Nodalities intitulée Semantic Web a Blue Ocean Opportunity et le contenu est sacrément intéressant ! Quelques extraits pour vous mettre l'eau à la bouche :

Social Networking Demands Social Verification

Our confidence in email itself is not significantly undermined. But would you really put your personal details in to a social networking site if you knew in advance that 80% of the other ‘people’ in it were fakesters and fraudsters [...]

Semantic Web and the Environment

There’s so much hype and buzzword overflow that it’s a full time job just sorting out interesting bits from re-packaged fluff. And when you’re trying to find a commercial angle on the bleeding edge, the challenges just get that much more interesting.

Open World Thinking

The Web in its current form as a Web of Documents is very different to what we envisage as the Web of Data, or the Semantic Web. Getting from one to the other is not about a technology change, which is where many of us get hung up. What it’s really about is a Paradigm Shift. It’s a completely different way of thinking about the problems we are trying to solve and the applications we are trying to build. Fundamentally, It’s about Open World rather than Closed World thinking.

Je m'arrête là mais c'est vraiment du bon niveau, ça fait plaisir.

by David Larlet at July 23, 2008 01:54 PM under WebSemantique

del.icio.us

Karl Dubost

Encore du hachis parmentier

Vous mangez à la cantine scolaire et c'est mardi. La dame de service vous remplit votre assiette avec du hachis parmentier… et là vous pensez « encore ? » Les mashups géographiques sont de même nature. Ils ont tous le même goût et la même présentation. Ils pourraient être intéressants. Les cartes géographiques contiennent une très large possibilité de style et d'interprétation. (Voir le travail par exemple de Stamen Design). Mais dans le Web 2.0, vous avez le choix entre Google et Google et quelquefois Yahoo!

July 23, 2008 05:36 AM under carte, SVG, carnet

David Larlet

★ iPheeds.org, une version iPhone pour votre blog

Je m'intéresse au web mobile depuis un moment et hier soir j'ai enfin pris le temps de regarder la conférence de Dominique Hazaël‑Massieux : Bonnes pratiques du Web mobile donnée lors de Paris Web l'année dernière. J'avais prévu de faire une version iPhone de ce site mais ça allait à l'encontre du One Web, j'ai donc réfléchi un moment et je suis arrivé à la conclusion qu'il ne m'était pas nécessaire d'avoir un site entier dédié à l'iPhone mais qu'une représentation des derniers billets serait suffisante.

Service

De là est née l'idée de créer un site qui permette juste d'afficher un flux de syndication (RSS ou Atom). Il y a des montagnes d'agrégateurs mais je n'ai trouvé aucun site proposant ce service tout simple.

J'ai sorti ma boîte à outils et j'ai commencé à mettre les mains dans le cambouis, et plus j'avançais, plus j'étais persuadé qu'un tel service devait exister mais impossible de mettre la main dessus. Au final je suis arrivé à une solution assez élégante qui permet à ce blog de rediriger les utilisateurs munis d'un iPhone (qui arrivent sur l'accueil ou sur le journal) s'ils le souhaitent.

Mais la bonne nouvelle pour vous c'est que n'importe quel blog peut maintenant avoir la même représentation de son contenu « compatible iPhone » !

Utilisation

Le site d'iPheeds est tout simple : un champ URL permettant de soumettre le flux pour créer votre URL iPhone qui va permettre d'afficher les derniers billets de votre site.

Ce qui donne par exemple pour ce blog :

Mais l'avantage c'est que vous pouvez iPhoniser n'importe quel flux, allant de votre service préféré aux torrents de vos séries TV (pas de lien mais vous aurez compris le principe).

Promotion

Une fois en possession de cette URL, vous avez plusieurs moyens d'en faire la promotion pour vos visiteurs, plus ou moins intrusives.

Simple lien avec détection

C'est la méthode la plus douce, elle permet d'afficher un message sur vos pages lorsqu'un iPhone est détecté, laissant le choix à l'utilisateur de suivre ou non le lien proposé. Si vous souhaitez la mettre en place sur votre site, il faut suivre les étapes suivantes :

Déclarer un container prêt à accueillir votre bannière spéciale :

<div id="icontainer"></div>

Ajouter un bout de JavaScript qui vérifie s'il s'agit d'un iPhone ou pas :

<script type="text/javascript">
if(/iPhone|iPod/i.test(navigator.userAgent)){
    document.addEventListener("DOMContentLoaded", function() { 
        document.getElementById('icontainer').innerHTML="message + lien iPheeds";
    }, true)
}
</script>

À vous d'adapter pour que ça soit visible, c'est souvent fait dans un h1 ou en tout cas bien visible et en haut de page.

Popup iPhone

Cette méthode consiste à afficher une popup iPhone à l'utilisateur, c'est la méthode que j'ai retenu ici car elle est intermédiaire et même si elle est relativement intrusive je trouve normal de poser explicitement la question à l'utilisateur.

Cette fois plus besoin de préparer un container mais il faut tout de même un bout de JavaScript :

<script type="text/javascript">
(function () {
    if(/iPhone|iPod/i.test(navigator.userAgent)){
        var question = confirm("Voulez-vous consulter la version iPhone de ce site ?")
        if (question){
            window.location = "http://ipheeds.org/?ipheed=http://www.biologeek.com/data/atom/";
        }
    }
}());
</script>

Vous devriez alors avoir une popup de cet ordre là :

Biologeek iPhonized

Qui vous redirige vers iPheeds si vous acceptez.

Redirection directe

Je déconseille vivement cette méthode qui ne permet pas d'interagir avec le site original ce qui serait problématique dans le cas d'iPheeds vu le manque d'interactions possibles dans la version actuelle. Tiens pour la peine je la donne pas.

Outils

Je ne sais pas encore si je vais ouvrir le code mais je ne peux pas terminer sans parler de plusieurs outils que j'ai utilisé. Tout d'abord iUI qui est la bibliothèque à ne pas manquer lorsqu'on veut faire une interface web pour l'iPhone qui respecte les standards Apple.

Au niveau du backend, c'est propulsé avec Django mais shove et feedcache font tout le travail, et le font bien. Bon après ça dépend bien sûr de la popularité du service, si le serveur ça commence à trop chauffer j'aviserais.

Enfin j'ai découvert deux « astuces » iPhone ce soir (après 6 mois d'utilisation quand même...), la première grâce à Rik consiste à rester appuyé sur la touche .com pour afficher d'autres extensions. La seconde, je l'ai trouvé en fouillant les paramètres, il s'agit de double taper sur la barre d'espace pour afficher ". " (point suivi d'un espace), ce qui s'avère très pratique pour tout ce qui est mails et sms.

Bon avec tout ça j'ai pas terminé d'intégrer le super design que j'ai dans les cartons... je crois que je suis de moins en moins fan des CSS :-(.

En tout cas, j'espère que vous apprécierez le service, les suggestions sont les bienvenues comme toujours.

by David Larlet at July 23, 2008 04:58 AM under bonnes-pratiques

July 22, 2008

Karl Dubost

July 21, 2008

Christian Fauré

L’Un et le Multiple comme défi technologique du Cloud Computing

Construire un data center est tout ce qu’il y a de plus simple : un local, de l’électricité, des ordinateurs et une connexion réseau suffisent.

Toutes les entreprises et les institutions d’une certaine taille ont un data center, plus prosaïquement une salle des machines, aussi modeste soit-elle. Mais les data centers dont je veux parler sont des data centers qui sont passés à une échelle industrielle : il n’y a qu’a penser au million de serveurs de Google. Toute cette infrastructure n’est plus là pour supporter les applications de telle ou telle organisation, ni pour répondre aux besoins d’un nombre restreint et limité de personnes, mais pour répondre aux centaines de millions de sollicitations par jour effectuées via le web.


Pour qualifier ces nouveaux data centers qui délivrent des services via le web, un nouveau terme semble s’imposer, on parle de Cloud Computing. Pourquoi “cloud” (nuage) ? Parce que, historiquement, dans les schémas d’architecture des réseaux informatiques, internet était représenté comme un nuage, une sorte de no man’s land, à la fois porte d’entrée et de sortie du réseau maîtrisé de l’entreprise. Le terme de nuage, cloud, est resté, et on parle donc aujourd’hui de cloud computing, de puissance de calcul sur le web, dans les nuages.
Des data centers de la superficie d’une grande surface commerciale, Google en possède plus de trente, et l’ensemble de ces data centers, localisés en différents endroits et sur plusieurs continents, doivent travailler de concert et en cohérence en eux. Il y a donc deux éléments qu’il faut prendre en compte dans la logique de cloud computing : d’une part de très grands data centers, mais également des data centers qui doivent inter-opérer dans une logique réticulaire.

Les grands acteurs industriels du web qui ont monté ces plates-formes web de cloud computing ont dû relever un véritable défi technologique. Ce défi technologique je l’appelle le défi de l’Un et du Multiple. C’est une question centrale de la tradition philosophique depuis les grecs que celle de l’un et du multiple, et c’est cette même question qui s’est rejouée récemment dans le champ technologique.
Pour illustrer ce point je prendrai deux exemples, celui de la parallélisation avec Google puis celui de la virtualisation avec Amazon :

  • Chaque requête faite par un utilisateur sur le moteur de recherche de Google va atteindre, en moins de 0,25 secondes et quasi simultanément, entre 700 et 1000 machines dans les data centers de Google. Ce que fait technologiquement Google, c’est transformer une requête unique en une multiplicité de requêtes traitées parallèlement sur plusieurs machines, dans des grappes de serveurs, pour ensuite agréger l’ensemble des résultats de cette multiplicité de requêtes en une réponse qui sera celle qu’affiche la liste des résultats dans le navigateur web. Google se distingue donc dans les technologies de parallélisation qui est une façon de relever le défi de l’un et du multiple : à savoir comment passe-t-on de l’un au multiple et, inversement, du multiple à l’un.

Amazon s’est illustrée par un autre défi technologique, qui relève également de la question de l’un et du multiple, et du passage de l’un à l’autre. La question n’est plus comme avec Google d’éclater des requêtes qui vont être redistribuées puis agrégées, il s’agit ici dé-corréler la vision logique d’un data center de sa vision physique. Rappelons qu’Amazon est essentiellement un vendeur de livres et de produits culturels en ligne et, à ce titre, son activité a d’importantes variations saisonnières, avec un gros pic d’activité pour les fêtes de fin d’année. Pour faire face à cette recrudescence saisonnière d’activité, ce vendeur en ligne a du construire une infrastructure technologique qui se retrouve, en période creuse, avec un taux d’occupation très faible. Amazon a donc été confronté à une question classique que rencontre tout industriel qui doit d’optimiser le taux d’occupation de son infrastructure :

  • Amazon a ainsi mis en place une virtualisation de son infrastructure informatique afin de vendre le surplus de puissance et de stockage dont elle disposait. La virtualisation est un procédé qui consiste à dé-corréler la vision physique de la vision logique des infrastructures de machines. On peut ainsi avoir une seule machine qui est considérée comme étant une multiplicité de machine. Bien que la technologie de virtualisation ne sont pas toutes récente, Amazon à relevé le défi non seulement de la mettre en place sur de très grandes quantités de machines mais, en plus, d’automatiser l’allocation de ces ressources logiques permettant ainsi à chacun de mettre en place un serveur virtuel, en ligne et sans intermédiaire.

Les acteurs historiques de l’industrie des telecom reprochent bien souvent aux acteurs du web de ne pas participer à l’infrastructure du web, voulant nous faire croire que ce sont des companies qui n’investissent pas et se contentent de toucher le jackpot. Ces propos sont récurrents lorsqu’on évoque le financement de nouveaux réseaux à très hauts débits. Or rien n’est plus faux, car ces nouveaux acteurs du web ont su relever de grands défis technologiques et sociétaux qui ont nécessité, en proportion de leur taille, d’énormes financements. Jamais les acteurs des telcos ne laisseront le web tranquille car ce sont fondamentalement des industries basées sur des rentes de situation, ce que n’est pas du tout le web.

Bien sûr, Google comme Amazon représentent également une menace potentielle permanente risquant de compromettre les promesses portées par la neutralité du net, mais ils font bouger les lignes et bousculent les rentiers de l’industrie.

Aussi ne faut-il pas dénigrer leur inventivité, leurs efforts et leurs succès : ce sont eux qui inventent et nous forcent à nous re-configurer et à nous ré-inventer.

by Christian at July 21, 2008 07:54 PM under Technique

July 20, 2008

XMLfr (brèves)

July 19, 2008

David Larlet

Django et Web Sémantique

Je me suis enfin décidé à faire une page regroupant mes découvertes pour concevoir des applications Django sémantiques, j'espère que ça pourra vous aider aussi. Au passage j'ai aussi fait une page pour ma killer app sous le nom de mySemID, c'est un début bien sûr mais il fallait bien commencer à avoir quelque chose en ligne.

J'ai aussi découvert chi.mp grâce à Marty Alchin, vraiment intéressant ! Des alpha testeurs dans la salle ?

by David Larlet at July 19, 2008 08:37 AM under WebSemantique

July 18, 2008

Karl Dubost

Un moment de chaleur… et des discussions

La chaleur mouille les chemises. Le café est bien plus frais. Une femme boit son café glacée debout. Elle est toute petite et ronde. Sa voix est faible et aigüe. Elle est enfouie au fond de son corps pelote de laine. Elle crache un glaçon dans son verre de café. Ses yeux, son nez, sa bouche plongent dans le fond du verre avec une intensité molle. Elle tend sa main vers le serveur. Il prend le verre, ne sait pas quoi en faire. Elle repart vers la porte, vers la chaleur. Elle est toute petite mais a des chaussures de son age bien trop grande. Va-t-elle fondre ?

July 18, 2008 03:59 PM under message, media, carnet

July 17, 2008

Christian Fauré

Me recruter

recrutement.jpgComme toute personne qui s’expose via un blog, et dont les publications ont parfois un rapport avec son activité professionnelle, je reçois des sollicitations professionnelles de toutes natures (intéressantes aussi bien que farfelues).

Comme ces sollicitations vont croissantes, je me suis dit qu’il fallait gérer tout cela. Aussitôt dit, aussitôt fait : j’ai créé un formulaire web sous Google Doc que j’ai inséré sans une page de ce blog au titre explicite : Me recruter.

Le tout m’a pris cinq petites minutes et me permettra d’éviter, je l’espère, des échanges de mail, des discussions téléphoniques et des rendez-vous parfois fastidieux. De plus, la fonction de notification de Google me permet d’être informé dès qu’une personne soumet le formulaire. Mais les recruteurs et les chasseurs de tête feront-ils l’effort de le remplir ?

by Christian at July 17, 2008 03:21 PM under Art

Christian Fauré

Des templates pour Google Doc & Spreadsheet

On se demandait quand et comment Google offrirait des templates pour ses solutions bureautiques en ligne. C’est désormais chose faite et il y en a pour tout les goûts et pour tous les types de documents : doc, tableur, et présentation.

C’est une des stratégies plébiscitée par Apple, notamment avec sa suite bureautique iWork, de proposer et de mettre en avant des styles de documents préexistants pour facilter l’utilisation et l’adoption de ses solutions. Google a mis du temps, mais a réussi à le faire à sa sauce, c’est à dire avec une logique participative qui va commencer à se mettre en place autour de ce qui sera surement une place de marché ouverte des templates pour documents en ligne.

[Update] Par contre j’ai accès à cette fonctionnalité depuis mon compte Google gratuit mais pas dans mon compte Google Enterprise…

by Christian at July 17, 2008 06:22 AM under Art

July 16, 2008

David Larlet

Différences entre identification, autorisation et authentification

J'étais en train de lire le billet de Fred Cavazza sur MicroID et plus particulièrement les commentaires mais ça part un peu dans tous les sens, principalement pour un problème de vocabulaire. Je vais essayer de débroussailler un peu car la confusion est très souvent faite (notamment car auth peut signifier authorization et authentication en anglais d'où la nécessité de différencier authz et authn).

Identification : OpenID

Dans le cadre d'OpenID, l'identification permet uniquement de dire : cette URL est à moi et peut me représenter. Les providers proposent maintenant d'autres services mais la base c'est uniquement ça, aucune couche de confiance si ce n'est l'assurance d'avoir une URL derrière. Après si vous liez votre OpenID à votre page personnelle, vous ajoutez forcément un certain crédit à votre OpenID car vous garantissez l'appartenance de la page en question.

Il y a aussi des initiatives pour ajouter cette couche de confiance auprès de tiers dits de confiance (Etat, banques, etc) mais c'est une autre histoire.

Autorisation : OAuth

L'autorisation consiste à laisser l'accès ou pas à une donnée, que ce soit avec des tokens (comme OAuth), avec des URLs cachées, bref ce que vous voulez en fonction de la criticité de la donnée en question.

Aucune notion d'identité derrière ça, du moment qu'il a les clés on le laisse passer.

Ici aussi, il y a des initiatives pour combiner l'autorisation et l'identification, reste à voir comment prendre en compte l'ergonomie au passage.

Authentification : comptes utilisateurs

L'authentification cumule l'identification et l'autorisation pour un service donné, ça correspond bien souvent aux comptes utilisateurs qui définissent qui peut faire quoi sur un service. Lorsque vous vous authentifiez sur un service, vous prouvez que vous êtes la personne qui s'est préalablement enregistrée, la confiance est donc accordée par le service en question (elle peut se baser sur la vérification d'un email par exemple).

OpenID et OAuth peuvent faire partie intégrante d'un compte utilisateur comme cela est le cas pour mixin.

Le cas d'OpenID est un peu particulier en fait car les providers ont évolué et cette solution d'identification est maintenant bien souvent associée à une certaine confiance qui permet l'authentification (selon la confiance qu'accorde le service au provider). Le spam progresse forcément aussi dans cette voie donc on va probablement aller vers des whitelists de providers ce qui est complètement contraire à l'idée initiale de décentralisation du protocole mais bon certains semblent s'en réjouir. Allez comprendre.

Il n'y a pas de solution d'authentification globale à ma connaissance (enfin si on fait la somme des comptes Google + Yahoo on devrait s'en approcher...) et c'est pas plus mal compte tenu du pouvoir associé.

Et MicroID dans tout ça ?

Comme son nom l'indique, on parle ici d'identification et non de micro-authentification comme le laisse présager le titre du billet initial.

Si on lit la spec, les buts sont clairement identifiés :

MicroID is a lightweight identity technology that enables the creation of a portable identity token from any two Uniform Resource Identifiers [URI].

Such identity tokens are desirable because they:

  • Enable individuals to assert ownership over information published and reputation earned on the Internet in a granular manner.
  • Enable service providers to "stamp" information and reputation based on a validated URI associated with an individual who uses the service.

Si on commence par l'appartenance, si le hash est public (et c'est ce qui a l'air d'être mis en avant en le mettant dans la source de son site), cela n'a pas vraiment de valeur car (presque) tout le monde peut venir le récupérer pour l'utiliser ailleurs, au même titre qu'un pseudo/email/lien actuel.

S'il est privé, ça ne sert pas à grand chose non plus car il n'y a aucun moyen de vérifier à partir du hash.

Passons maintenant à l'aspect réputation, je ne vois pas non plus l'intérêt compte tenu du fait qu'il est impossible d'identifier la personne soumettant le contenu...

La seule solution possible que je vois c'est d'avoir un générateur par service qui ajoute son grain de sel et qui permet de vérifier que l'utilisateur est celui qu'il prétend être mais la simplicité en prend un sacré coup.

Au final, je ne vois pas vraiment l'intérêt de ce nouveau standard qui essaye manifestement de faire plus simple qu'OpenID mais là ça devient trop simple ! J'espère me tromper car je vois mal comment on peut investir autant de temps là-dedans + avoir des consommateurs aussi importants que digg ou plaxo, n'hésitez pas à éclairer ma microlanterne :-).

by David Larlet at July 16, 2008 01:39 PM under openid

July 15, 2008

David Larlet

Combiner OpenID et OAuth

Je ne suis pas le seul à avoir cette idée mais ça me semble assez évident qu'il faille essayer de limiter le nombre d'allers-retours de l'utilisateur. Le vrai problème du Web Sémantique c'est qu'il manque encore trop de briques... pas évident d'avancer lorsqu'il manque les fondations.

Au passage, j'ai trouvé une comparaison des providers OpenID intéressante.

by David Larlet at July 15, 2008 11:11 PM under WebSemantique

Nicolas Cynober

metiers.internet.gouv.fr

Je crois que les chinois du FBI du gouvernement Sarkozy m’espionnent sur mon blog. Je fais hier un billet sur internet.gouv.fr, le truc que personne connait et dont tout le monde se fout. Et aujourd’hui j’apprends comme de par hasard que le gouvernement lance un nouveau portail metiers.internet.gouv.fr

Et ouais ! Mes billets font tellement l’effet d’une bombe dans l’internet français, que le gouvernement s’est empressé de mettre en place un nouveau service. Histoire de calmer la foule…

Je partage complètement l’analyse de monsieur. Et j’irais même plus loin. Comme nous l’avions vu (il y a bien longtemps), le web devient une science, et qui dit nouvelle science, dit nouveaux métiers. Je trouve aussi très bien de faire le croisement entre métiers et formations avec la liste des écoles amenant à tel ou tel métier (pas encore de moteur de recherche malheureusement).Bref, l’initiative est bonne même si la réalisation est plutôt moche. Mais bon on va pas cracher dans la soupe, c’est mieux que rien ;)

via almatropie.

by Nicolas at July 15, 2008 03:37 PM under Média

July 14, 2008

David Larlet

L'inutile instantanéité 2.0

Excellent résumé qui explique nombre de problèmes de performances actuels. Les applications web que l'on utilise au quotidien sont rarement critiques, il vaut mieux se concentrer sur le message (instantané lui) retourné à l'utilisateur et faire les traitements couteux en tâche de fond. Savoir gérer intelligemment ensuite les priorités est une autre histoire.

by David Larlet at July 14, 2008 11:59 PM

Christian Fauré

Valse avec Bachir

Je suis longtemps resté assis sur mon siège après la dernière image du film “Valse avec Bachir”. Les jambes coupées, l’esprit ailleurs, il m’aura fallu faire un effort pour sortir de ce voyage hypnotique. Une fois sorti de la salle de projection, il m’était impossible de parler, d’échanger quelque mot que ce soit.

Muet, comme si j’avais déjà perdu la mémoire des images que je venais de voir, tout comme le réalisateur, Ari Folman, qui se met lui même en scène dans cette oeuvre en cherchant à retrouver la mémoire des événements qu’il a vécu, il y a une vingtaine d’années, dans l’armée israélienne, pendant la guerre du Liban.

Interrogeant d’anciens camarades, des psychologues, des journalistes, l’auteur va petit à petit reconstituer le puzzle de la mémoire des événements qu’il a oublié en mettant en scène la mémoire des autres.

Car c’est par la constitution d’une mémoire collective, que l’auteur va retrouver la sienne. Magie du cinéma, ces puzzles mémoriels seront les nôtres à la fin du film. C’est aussi pour çà que l’on sort grogis de la projection, comme si nous même nous sortions d’une guerre, avec les mêmes symptômes que l’auteur au début du film. En ce sens, c’est un film qu’il est très facile d’oublier, comme l’auteur qui a oublié la guerre qu’il a fait, parce que c’est un film dont il est difficile de parler. J’ai ainsi remarqué que ceux qui étaient à la même séance que moi restaient pour la plupart silencieux, plongés dans leurs nouveaux souvenirs par procuration.

Point de discussion ni ne socialisation après le film donc, comme lorsqu’on se réveille avec un rêve qui flotte encore dans notre esprit mais dont on n’arrive pas à trouver les mots pour l’évoquer. Alors on se tait car on se sait affecté au plus profond de soi-même, dans un lieu où le langage à du mal à se frayer un chemin.

Avec une magie technologique portée par le mélange de l’image et du dessin, Ari Folman a réussi à dialoguer avec l’imagination du spectateur. L’irréel et l’hyper-réel arrivent à fusionner dans une expérience où l’on a la sensation de voir non pas la réalité mais une réalité-mémorielle. C’est des shoots de mémoire et d’expérience vécue qui nous sont assénés durant tout le film, mené comme une enquête à la manière d’une recherche du temps perdu moderne, grâce à une écriture cinématographique renouvelée.

Chaque minute du film nous place un peu plus dans une sensation d’hypnose, jusqu’à la dernière image où, tel un réveil brutal, des images video, bien réelles, nous plongent dans le cauchemar de la réalité. Et c’est avec cette sensation de stupeur qu’il faut trouver le courage de se lever de son siège et sortir de la salle la gorge encore nouée de la honte d’être un homme.

Voilà une oeuvre qui explose les taxinomies et les plans de classement traditionnel du cinéma : drame ? Film de guerre ? Documentaire ? Dessin animé ? Une oeuvre majeure en tous cas, puisqu’elle ouvre un monde et nous ouvre un monde en nous inscrivant dans une mémoire collective.



Ce soir, c’est comme si je l’avais fait, cette putain de guerre.

by Christian at July 14, 2008 09:39 PM under Politique

Nicolas Cynober

internet.gouv.fr

Suite à une conversation autour de l’identité numérique, je suis arrivé à la conclusion que l’état avait un rôle à jouer dans le développement de l’internet. L’état a toujours été présent dans les anciens médias en finançant par exemple les chaînes publiques. Aujourd’hui les besoins et les opportunités sont tout autres, et la priorité devrait être à protéger les citoyens plutôt que les maisons de disques!

Heureusement les premières initiatives se manifestent, on peut lire sur le portail internet (très moche) du gouvernement:

Précâblage des immeubles neufs obligatoire, mise en place d’un label “Multimédia” qui qualifierait les habitations prêtes pour la fibre, création d’un droit “à la fibre optique” pour le consommateur, mutualisation du câblage intérieur, convention propriétaires/opérateurs : telles sont les cinq mesures avancées par le comité de pilotage du “très haut débit” qui réunissait le Gouvernement et les acteurs de la fibre optique.

Les infrastructures très haut débit représentent un enjeu majeur pour la croissance et la création de futurs emplois. Dès lors, le but du Gouvernement est de créer les meilleures conditions de leur déploiement.

Voila un exemple qui va dans le bon sens. Mais les possibilités d’interaction entre l’état et internet peuvent aller bien plus loin.

Beaucoup de gens qui vivent au quotidien la mondialisation savent que les frontières s’affinent, les états perdent du pouvoir, les informations circulent d’un bout à l’autre de la planète sans passer par les bonnes vieilles douanes. Sur qui se reposer dans cette jungle ? A qui faire confiance ? Qui contrôle mon identité ?

Je suis convaincu que l’état devrait créer un service web fournissant et manageant les identités numériques de ses citoyens. Le niveau d’authenticité serait extrêmement élevé car chaque identité correspondrait à une vraie pièce d’identité.
En basant ce service sur les standards actuels nous pourrions avoir:

Désolé pour les termes techniques, mais je crois que vous avez compris l’idée. Nous avons besoin aujourd’hui sur internet d’un tiers de confiance, et tout miser sur Google me parait risqué. Maintenant que nous avons un président qui sait utiliser un mulot peut être que les choses changeront… En attendant les dernières news dans la section “gestion de l’internet” datent de Juillet 2006 (aie).

Je vous rajoute une petite vidéo en Anglais qui explique OpenID en dessin:


by Nicolas at July 14, 2008 12:58 PM under WebSemantique

July 12, 2008

David Larlet

★ Découvrons OAuth avec mixin (et django-oauth)

Après le billet de Sunny, on a décidé avec mixin d'utiliser OAuth pour autoriser l'accès aux données privées de l'API. Rien n'avait encore été fait avec Django alors c'était l'occasion de faire une application réutilisable : django-oauth.

Avez-vous les clefs ?

À première vue, le diagramme peut sembler assez complexe :

OAuth flow diagram

Rassurez-vous, l'utilisateur ne suit que les flèche en trait plein, ce qui constitue tout de même un aller-retour entre le service souhaitant accéder aux données (Consumer) et celui hébergeant les données (Provider).

Prenons un exemple simple et d'actualité : vous souhaitez développer un widget qui permette de créer/consulter/éditer des événements sur mixin.

Il faut distinguer deux étapes :

  • l'initialisation : le moment où l'utilisateur donne l'accès à ses données
  • l'interaction : la manipulation des données par le service grâce à cet accès

Initialisation

Avant toute chose, il faut créer un accès consumer pour votre widget à partir de la partie Développeurs des paramètres de votre profil mixin. Ces informations vont vous permettre d'effectuer des requêtes signées de votre service vers mixin.

Grâce à vos identifiants, vous allez pouvoir récupérer des tokens de requête lorsqu'un utilisateur souhaite procéder à une autorisation d'accès, cette opération se fait de serveur à serveur et ne requiert pas d'action de la part de l'utilisateur.

Avec ce token de requête vous pouvez maintenant rediriger l'utilisateur sur mixin qui va être confronté à une question existentielle : voulez-vous autoriser l'accès à vos ressources personnelles ? Si oui, le token de requête est validé et l'utilisateur est redirigé vers le service, si non, l'utilisateur est redirigé sur le service.

Le service va finalement échanger son token de requête, limité en temps, avec un token d'accès. Ce dernier n'est délivré que si le token de requête a été validé préalablement par l'utilisateur bien entendu.

Interaction

Une fois ce token d'accès en sa possession, le service va pouvoir interagir avec l'API RESTful de mixin en transmettant les arguments relatifs au token.

Ces actions ne requièrent aucune action supplémentaire de la part de l'utilisateur (bon ok ça dépend de votre widget, sinon ça perd son intérêt...).

Le gros avantage d'OAuth, c'est qu'il n'est pas nécessaire de donner son mot de passe et vous pouvez à tout moment supprimer l'accès à un service tiers depuis mixin sans impacter les autres services accédant à vos données.

Un autre avantage qui n'a pas été mis en pratique afin de faciliter le cheminement de l'utilisateur est de pouvoir limiter l'accès à certaines ressources, voire de régler finement le type d'accès (lecture/écriture).

Utilisation avec Django

Pour l'instant seule la partie Provider a été rendue publique, elle permet de gérer les consumers, les tokens, les resources et les nonces. Vous pouvez directement consulter la documentation de django-oauth provider qui constitue aussi les tests dans la plus pure tradition python.

Il vous suffit d'ajouter l'application dans vos settings et de lancer un syncdb. La vue à afficher à l'utilisateur est personnalisable en spécifiant le setting OAUTH_AUTHORIZE_VIEW, normalement tout est bien documenté donc je ne vais pas me répéter, n'hésitez pas à demander au besoin, il y a un exemple détaillé présent du le dépôt.

Limites inévitables

Complexité

Il m'a fallu un bon moment pour comprendre le protocole, même si maintenant ça me semble évident c'est toujours rebutant d'avoir à passer du temps là-dessus. Bon d'un autre côté c'est aussi ce qui est intéressant, aller explorer des contrées inconnues, ça dépend de votre point de vue :-).

Ergonomie

L'aller-retour entre les deux sites peut destabiliser l'utilisateur qui se demande pourquoi ces étapes sont nécessaires. Le problème est le même avec OpenID, mais je préfère que ce cheminement soit généralisé au lieu de donner son mot de passe à tout va !

Phishing

Dès qu'il y a redirection, il est possible de faire du phishing très facilement : vous redirigez sur une page de login du site distant hébergée sur votre serveur pour récupérer les identifiants/mot de passe. Il y a du boulot de ce côté là...

Maturité

Le protocole souffre de certaines erreurs de jeunesse, il est par exemple assez hallucinant qu'il n'y ait rien de standardisé au niveau de la gestion des erreurs, de la langue de l'utilisateur ou de la ressource à laquelle souhaite accéder le service ! Heureusement, certaines de ces limites seront corrigées dans la prochaine version d'OAuth.

Conclusion

Au final, c'est une bonne avancée (on ne demande plus le mot de passe à l'utilisateur) mais elle se fait pour l'instant au détriment d'une certaine simplicité apparente due aux mauvaises habitudes enseignées aux utilisateurs et c'est bien dommage. C'est un peu comme envoyer un code par email, c'est pratique lorsqu'on sait que son provider et son accès sont sécurisés mais ça concerne une minorité d'internautes et ça laisse une faille de sécurité énorme par ailleurs...

Pownce.app est la première application pour iPhone à utiliser OAuth à ma connaissance, ce qui est logique compte tenu de l'implication de Leah Culver (elle a écrit la lib Python et une partie de la spec) mais c'est toujours intéressant de voir une utilisation combinant mobile+web. Google aussi a beaucoup investi dans ce protocole et leurs réflexions sur OAuth et les interactions possibles sont vraiment pertinentes.

Maintenant que mixin dispose d'une API, il ne reste plus qu'à s'en servir ! Outre le site internet, mixin devient vraiment intéressant avec toutes les applications qui gravitent autour et les interactions avec les autres services. Certaines intégrations sont en préparation mais vous pouvez devenir acteur et développer votre propre outil. N'hésitez pas à me contacter si vous souhaitez développer quelque chose ou si vous avez des soucis avec OAuth, les idées révolutionnaires sont les bienvenues aussi ;-).

by David Larlet at July 12, 2008 10:16 PM under django

July 11, 2008

Christian Fauré

Le web comme remède à l’épuisement des politiques culturelles européennes

J’ai été invité à la Journée professionnelle sur la coopération culturelle européenne, organisée par l’association Relais Culture Europe avec notamment le concours du Festival d’Avignon, et à laquelle était invitée Ars Industrialis.
En faisant une synthèse des interventions de la journée, Bernard Stiegler à souligné à juste titre l’épuisement comme thème récurrent des interventions de la journée.
Épuisé, je l’étais aussi, et pas seulement pas par la chaleur caniculaire qui frappait Avignon ce jour là, ni par les aléas logistiques inhérents à la coordination et aux déplacements de tous ces participants venus de toute l’Europe dans une ville grouillante d’activités artistiques.

Non, l’épuisement était partout ailleurs  : épuisement des ressources et nécessité d’un développement durable, épuisement des budgets pour soutenir la culture, épuisement des politiques qui ne perçoivent pas les enjeux portés par la culture, épuisement des argumentations qui tournent en rond.

La journée avait pourtant bien commencé avec la table ronde initiée par Alain Giffard qui, avec la verve qu’on lui connaît, a brossé en dix minutes une magistrale présentation des travaux et des thèses soutenues par Ars Industrialis. Il était donc acquis que la question culturelle devait se poser selon l’axe des industries culturelles et des technologies de l’esprit. Vincent PUIG, le directeur de l’Institut de Recherche et d’Innovation, a enfoncé le clou en faisant une démonstration de l’outil Lignes de temps, développé à l’IRI.

Et puis, malgré quelques moments lumineux, l’épuisement a repris le dessus, comme si ce qui avait été dit en début de journée s’était évaporée sous l’effet de la chaleur. Alors j’ai pensé à une phrase de Godard, prononcée dans un autre festival, celui de Cannes en 1968, et que j’aurai modifié de la sorte :

“Mais je vous parle industries culturelles et technologies de l’esprit et vous me répondez danse, théâtre, et spectacle vivant !! “

Les artistes, les technocrates de la culture et les politiques me donnent la sensation tourner en rond : les artistes demandent de l’argent, les technocrates leur expliquent qu’il n’en n’ont pas ( mais qu’il faut continuer quand même d’en demander car sinon ils ne pourraient plus exercer leur pouvoir ), et les politiques ne jurent que par le spectacle et l’événementiel (et on fait quoi entre? ).

Bien sûr il y a des artistes et des institutions qui comprennent les enjeux des industries culturelles et des technologies de l’esprit, et même nombreux parmi les jeunes talents sont très immergés dans des pratiques et des activités numériques. Mais seuls, il ne peuvent pas faire une politique européenne des technologies de l’esprit, il ont besoins des puissances publiques, sous toutes leurs formes : territoriales, régionales, nationales et européennes. Il faut que toute la chaîne des acteurs de la culture, et jusqu’aux publics qui ne demandent qu’à participer, soit impliquée.

Le web est précisément le lieu où il est possible que les logiques de l’épuisement trouvent des alternatives, là où l’intelligence collective peut émerger, et où des logiques participatives peuvent inscrire la culture dans autre chose qu’un lieu protégé, sous perfusion, qui ne peut offrir que des rhétoriques de la résistance et des politiques de l’exception culturelle.

Les puissances publiques européennes sont coupables, malgré leurs beaux discours et leurs belles convictions, d’étouffer la question culturelle comme une mère qui étoufferait son enfant à trop vouloir l’étreindre et le protéger.

Le web donc, change la donne comme il change et re-configure toutes les industries et les institutions, y compris et surtout les industries culturelles. Mais comment espérer que des décisions éclairées soient prises quand ceux qui peuvent prendre ces décisions ne pratiquent pas ce nouveau milieu technologique ? C’est comme espérer qu’un analphabète apprenne à quiconque à écrire.

Qu’il faille placer la culture au coeur de la politique européenne, chaque nouveau référendum sur la constitution européenne le rappelle avec urgence. Mais l’Europe a du mal à penser et à théoriser comment le faire, précisément parce que les enjeux industriels lui échappent systématiquement, à l’image de Michel Rocard qui affirmait de manière ahurissante qu’il fallait laisser la culture aux pays membres, afin qu’ils aient au moins cela en propre. En clair : ne pas avoir de politique culturelle européenne.

Il s’est dit lors de cette journée que Michel Rocard avait changé, et qu’à présent il comprenait mieux les enjeux de la culture, et je veux bien le croire en voyant le rapport sur la république 2.0 qu’il avait sorti au printemps 2007. Mais combien faudra-t-il de révélations rocardiennes parmi nos politiques et les membres de la commission européenne avant que l’Europe fasse sa révolution copernicienne de la question culturelle ?

Toujours est-il que ce n’est pas un hasard si le web a été inventé en Europe, et ce ne sera pas un hasard si l’Europe saisi à nouveau l’opportunité du web pour se ré-inventer et instancier sa devise officielle : “Unité dans la diversité”.

by Christian at July 11, 2008 11:56 PM under Internet

Christian Fauré

Mixin

David Larlet avait indiqué, il y a quelques mois qu’il travaillait sur un projet qui lui tenait à coeur. Il annonce à présent que le site commence son exposition. Le nom du service est Mixin, un agenda partagé intelligent et convivial.

Je me suis régalé en découvrant avec quelle pédagogie le nouveau utilisateur que je suis a été guidé dans la prise en main du service. On sort un peu des sentiers battus et on se dit “mais pourquoi on ne fait pas plus des choses simples et efficaces comme celà ?”.

Loin des sites web 2.0 qui n’ont de web 2.0 que les couleurs de bonbons acidulés, la page A propos du site nous dit que :

La compagnie est basée à Martigny en Suisse, mais mixin est développé par des personnes réparties dans toute l’Europe (Suisse, Angleterre, France). A part mixin, nous aimons le snowboard, le windsurf, l’art moderne, les sorties, la culture web et plein d’autres activités qui nous ont amené à développer un service qui nous permet de nous organiser et faire toutes ces activités ensemble.

Voilà le secret : des amateurs qui utilisent leurs compétences de professionnels pour lever les petites contraintes de la vie quotidienne en développant un service qui spatialise le temps (c’est l’essence de tout logiciel).

Il y a bien une “european touch” derrière ce service que j’ai plaisir à saluer et à utiliser, retrouvez moi-donc sur mon profil mixin.

by Christian at July 11, 2008 08:05 PM under Économie

del.icio.us

David Larlet

Lancement de mixin

Merci à tous les testeurs de la première heure, j'ai pas vraiment le temps de m'attarder pour l'instant mais vous pouvez retrouver mon profil sur mixin. Les retours sont très appréciés et je ne désespère pas d'arriver à bout de la montagne de mails qui m'attend dans mon inbox depuis une semaine au moins.

Let the buzz goes on!

ps : pour les nouveaux venus, j'en avais parlé il y a quelques mois.

by David Larlet at July 11, 2008 08:37 AM

July 10, 2008

Nicolas Cynober

Viendez parler web sémantique

Je viens de créer un lieu dans lively, le tout dernier service de Google. Si vous voulez en apprendre un peu plus sur le web sémantique, ou tout simplement papoter sur les dernières tendances web, viendez. Je pense qu’on pourrait tenter l’expérience de réaliser des petits meeting “Web Sémantique” où chacun pourrait donner des news sur ses derniers travaux, ses découvertes, etc. Ça animerait la communauté en attendant le prochain Semantic Camp. Ça intéresse du monde ?



by Nicolas at July 10, 2008 10:42 AM under WebSemantique

July 08, 2008

David Larlet

Pourquoi tout le monde parle d'identi.ca

Alors qu'on a déjà mieux avec du décentralisé et performant... que demande le peuple ?

by David Larlet at July 08, 2008 07:22 PM

Nicolas Cynober

Documentation RDF en français

Pour ceux qui veulent approfondir leurs connaissances sur RDF, langage de base du web sémantique. Les recommandations du W3C viennent d’être traduite en français. Mazal Tov !

Pour avoir une présentation un peu plus accessible vous pouvez toujours relire mon billet sur RDF et OWL.

by Nicolas at July 08, 2008 02:31 PM under WebSemantique

July 07, 2008

Karl Dubost

Toi

Ce matin, je laisse le livre ouvert à la page « you. » Il est retourné, les pages contre le tatami. Je sors pour aller travailler. J'hésite et je reprends la marche. J'espère que les mots ne vont pas glisser de la page. Ils sont assez fins pour s'infiltrer dans la paille.

July 07, 2008 06:00 AM under message, media, carnet

July 06, 2008

Nicolas Cynober

Screencast #7: AdaptiveBlue, navigation intelligente

Encore un nouveau domaine d’application du web sémantique: la navigation. Je suis depuis longtemps la startup d’Alex Iskold, entrepreneur reconnu du web sémantique et co-rédacteur du fameux RWW. Couvert en décembre dernier sur ce blog, il manquait un screencast en couleur, c’est chose faite !



by Nicolas at July 06, 2008 02:28 PM under WebSemantique

July 04, 2008

del.icio.us

wiki.dbpedia.org : Datasets

The DBpedia dataset is a large multi-domain ontology which has been derived from Wikipedia. The DBpedia dataset currently describes 2.18 million "things" with 218 million "facts" (February 2008).

by cyberlabe.fr at July 04, 2008 09:20 PM under WebSemantique

del.icio.us

"Mining the Web: Discovering Knowledge from Hypertext Data", de Soumen Chakrabarti - Avis sur le livre | CrazyCresus.com

premier livre consacré aux techniques permettant d'extraire de la connaissance de la vaste collection des données non structurées que l'on trouve sur le web.

by cyberlabe.fr at July 04, 2008 03:24 PM under WebSemantique

July 03, 2008

David Larlet

Faire un bon scrum

De bons conseils pour réussir la mini-réunion quotidienne chère à tout projet agile. C'est finalement assez proche de la pause clope/café qui tend à être supprimée par ailleurs...

by David Larlet at July 03, 2008 10:27 PM

Christian Fauré

Mais qui sont les criminels des technologies de l’esprit ?

L’enfant est un être mineur, au sens où il n’est pas majeur et responsable.
Il faut donc être clair, quand le marketing s’adresse aux enfants, à ceux qui ne sont pas encore majeurs, il a un comportement de criminel. Le moment est proche où certains medias visant les enfants seront mis en procès.

On fait bien des procès aux industries polluantes, alors à quand des procès qui condamnent la nocivité de ces industries de l’esprit ? Surtout quand elles n’ont d’autres fin que d’utiliser les enfants comme agents pulsionnels programmés pour influencer leur parents dans leur acte d’achat.

by Christian at July 03, 2008 07:37 PM under Philosophie

July 02, 2008

Nicolas Cynober

Microsoft rachète Powerset $100M !

Nouvelle très importante pour le monde de la recherche et du web sémantique. Microsoft met la main à la poche pour acquérir la technologie du moteur de recherche Powerset. Très joli coup effectué par Microsoft, je suspecte Google d’avoir trop d’amour propre sur leur propre technologie pour avoir voulu se positionner sur le coup.

by Nicolas at July 02, 2008 09:35 AM under WebSemantique

July 01, 2008

Christian Fauré

Faut-il se réjouir de l’indexation de Flash ?

La nouvelle a vite fait le tour de la blogosphère : Adobe, Yahoo et Google ont signé un partenariat pour indexer les fichiers flash.
Les premières réactions que j’ai pu lire sont plutôt positives. Mais je reste dubitatif devant cette initiative, et ce pour certaines raisons :

  • d’abord sur le contenu : j’imagine (à tort ?) que la plupart des contenus en flash ne sont pas les textes les plus passionnants du web ; beaucoup de communication marketing me semble-t-il, non ? Ou en tout cas des textes très fragmenté.
  • ensuite, ce contenu, s’il s’avère être de piètre qualité, va énormément rajouter de bruit dans les réponses des moteurs de recherche : quel intérêt pour l’utilisateur de voir les messages publicitaires et marketing contenus dans les flashs se retrouver dans ses résultats de requête ?
  • la logique d’un site en flash n’est pas la même que celle d’un site en HTML, dans le premier elle est événementielle et souvent scénarisée, alors qu’il n’y a pas cette logique d’enchaînement scénarisé dans le HTML. Qui plus est, un évenement sous Flash (car Flash c’est surtout une programmation évenementielle), n’est pas forcément un clic de souris alors que le clic reste le seul moteur hypermedia du web en HTML. Deux logiques d’architecture de l’information et de politique éditoriale différentes donc.
  • donc, comment ces deux logiques de contenu éditorial et d’architecture de l’information vont elles cohabiter dans l’index des moteurs de recherche et les pages de résultats ?

Au dela des contraintes techniques, il y a donc eu un partenariat. Mais pourquoi ce partenariat et pourquoi maintenant ?
L’intérêt d’Adobe semble de prime abord évident : c’est une reconnaissance pour leur format de fichier que de passer à la moulinette de l’indexation des moteurs de recherche. Les documents des interfaces riches vont rejoindre la masse des autres documents qui sont rentrés dans l’économie des moteurs de recherche.

Mais pour Google : pourquoi choisir d’indexer les fichiers Flash et de prendre ainsi le risque de perturber le modèle même de son fonctionnement ?

Google trouve-t-il son intérêt directement dans l’indexation, ou indirectement ? Dit autrement : font-il çà pour quelque chose ou contre quelque chose (ou quelqu’un) ? Vu sous cet angle c’est encore Microsoft le premier visé (décidément). Un Microsoft qui risque de se retrouver à être le seul moteur qui indexe ses interfaces riches en Silverlight.

Mais ce qui m’embête le plus dans cette annnonce, c’est que les architectures orientés ressources, qui sont les architectures de prédilection des trois interfaces riches (GWT, Flex et Silverligth), vont devenir moins incontournables : en effet, pourquoi faire les choses proprement avec une architecture orientée ressource si je peux avoir mon site indexé directement en Flash ? Cette annonce lève à mes yeux une contrainte qui avait du bon et qui avait le mérite de rendre cohérente, et vertueuse, une démarche d’architecture de l’information (et applicative) couplée avec des interfaces riches.

Certes, il est toujours possible - et souhaitable - de faire des architectures orientées ressrources, mais la contrainte de l’indexation étant maintenant partiellement levée, tout cela risque de ralentir la progression de certaines bonnes pratiques.
Autre hyppothèse pour expliquer ce partenariat : Google préfèrerait-il garder le web dans un certain “bordel ambiant” pour rester celui qui l’organise et le monétise pour nous ?
Et je termine avec cette dernière hypothèse : Google souhaite-til indexer les fichiers Flash non pas comme des documents, mais bien comme des applications, c’est à dire avec une logique d’indexation et de restitution bien spécifique (et donc monétisable de manière plus fine et mieux adaptée).

Sur ce sujet, je vous invite à lire deux billets intéressants sur le blog de François Le Droff, puis de consulter une très bonne synthèse d’Aurélien Pelletier sur les technologies RIA.

Vos avis sont les bienvenus pour confronter mes tergiversations à votre vision de la compréhension et des conséquences de cet accord Google / Yahoo! / Adobe sur l’indexation du Flash

by Christian at July 01, 2008 09:48 PM under Internet

del.icio.us

Hypertext Knowledge Workbench - semanticweb.org

The Hypertext Knowledge Workbench (HKW), is an editor and browser for semantic personal knowledge models. The tool is designed to be used by a single person to manage her personal notes about any topic that seems relevant.

by cyberlabe.fr at July 01, 2008 04:53 PM under WebSemantique

David Larlet

Les défauts d'OpenID

Un ancien billet sur Identity Corner fait un résumé très pertinent des problèmes soulevés par OpenID :

  • sécurité : problème de phishing dont j'ai eu l'occasion de parler ici ;
  • confidentialité : peut-on faire confiance aux providers OpenID qui peuvent tout savoir de votre navigation en ligne ? Qui peuvent même utiliser votre identité ;
  • confiance : aucun moyen de savoir qui est derrière un identifiant OpenID (l'état aurait un rôle à jouer à ce niveau...) ;
  • usabilité : le processus n'est pas évident pour un néophyte ;
  • adoption : sur ce point, et avec le recul d'une année, je pense que les prédictions étaient fausses. Par contre la monétisation des identités ne fait que commencer...
  • disponibilité : il faut que les deux sites soient accessibles pour pouvoir accéder à une seule ressource ;
  • brevets : je sais pas où ça en est ça.

En conclusion, il n'y a pas (encore) de solution miracle mais ça reste à mon avis utile. Après c'est sûr qu'il vaut mieux avoir confiance en son provider... ou créer le sien. Je suis surpris qu'il n'y ait pas encore (à ma connaissance) de provider éthique comme l'APINC pour pouvoir naviguer sereinement.

by David Larlet at July 01, 2008 12:10 PM

June 30, 2008

David Larlet

Critique du livre Presentation Zen

Sébastien Douche m'avait conseillé le livre Presentation Zen de Garr Reynolds la veille de mes conférences Django et je n'ai malheureusement pas pu le lire avant mais ça me servira pour les prochaines car ce livre m'a bien motivé (attention c'est un livre uniquement disponible en anglais).

Besoin de confiance

Les conseils donnés sont finalement assez proches de ce que j'ai pu faire au niveau des slides (grâce aux conseils trouvés sur la toile et à force de voir des présentations), c'est plus au niveau de la confiance en moi que ce livre a eu un impact car c'est un énorme risque de faire la transition pour la première fois. Il faut prendre sur soi et se dire que ça va marcher mais il y a toujours des doutes qui peuvent ensuite influer sur le message à faire passer...

Cet ouvrage rassure aussi sur le travail à effectuer en amont qui prend beaucoup plus de temps que de simples bullet points alignés. Même s'il n'y a au final qu'un seul mot par slide, il faut énormément de temps pour construire le cheminement, rester simple, trouver des illustrations pertinentes, etc.

Le livre aborde d'ailleurs les phases de conception de manière détaillée :

  • avec des conseils de design qui s'appliquent aussi au domaine des présentations (contraste, grille, dynamisme, itération, etc).
  • et les étapes précédant les slides, là aussi c'est rassurant de voir que le papier présente toujours un grand intérêt lorsqu'on passe son temps à gribouiller un moleskine ;-).

Vous êtes la présentation

L'intérêt d'une présentation doit rester dans le présentateur. Si les slides suffisent, c'est une mauvaise présentation et si vous voulez laisser une trace écrite, accompagnez vos slides de notes.

Les conditions étaient un peu particulières la dernière fois mais j'ai énormément de travail à faire à ce niveau là. Il n'y a pas vraiment de secret pour ça, il faut pratiquer, pratiquer et encore pratiquer.

On a tous vécu des présentations douloureuses dont on attend la fin avec impatience mais il est très difficile de passer de l'autre côté de la salle sans reproduire les mêmes erreurs. Ce livre est une précieuse aide en ce sens, ce n'est pas un guide, c'est une manière de voir les choses, de communiquer avec davantage de passion.

Il y a bien sûr des personnes plus charismatiques que d'autres et vous ne pourrez pas lutter sur ce plan là mais il y a d'autres moyens de susciter un intérêt et d'entretenir une connexion privilégiée avec votre public. Les présentations monocordes n'intéressant que le présentateur ne sont pas une fatalité.

Malheureusement, aucun des conseils contenus dans ce livre n'a été ne serait-ce qu'évoqué lors de mon cursus scolaire et je trouve ça vraiment dommage car de nombreuses présentations scientifiques mériteraient d'être plus dynamiques et pertinentes. Je conseillerais ce livre aux étudiants qui ont envie de s'améliorer dans ce domaine et aux profs qui ont des slides surchargés car c'est trop de boulot de faire aussi un document contenant l'essentiel du cours.

Quelques conseils

Il y aurait tant de choses à mettre dans des notes de lecture que je vais me contenter de l'essentiel sous forme de liste (c'est bien pratique ces listes quand même des fois ;-)) :

  • Rester simple, clair et bref.
  • Ne pas se ruer sur l'outil, réfléchir avant.
  • Se concentrer sur le message central : qu'apporte votre présentation ?
  • Ce message doit : être simple, surprenant, concret, crédible, susciter l'émotion, raconter une histoire.
  • Ne pas se focaliser sur le temps, il est toujours meilleur de finir en avance.
  • Le style a son importance s'il est au service de la communication, s'inspirer du Zen : simplicité, subtilité, élégance, suggestivité, naturel, quiétude, éliminer ce qui n'est pas essentiel et ne pas avoir peur du vide.
  • Vous devez être présent, complètement. Ne penser qu'à l'instant présent.
  • Laisser l'auditoire sur sa faim, le motiver pour la suite.

Au final ce livre va au-delà de simples conseils pour donner des présentations, il amorce une réflexion personnelle sur la manière de mieux communiquer, de transmettre une passion à une audience. C'est loin d'être évident mais capital lorsqu'on veut laisser une trace dans l'esprit de chaque personne dans la salle. Plus qu'à mettre en pratique maintenant :-).

[Edit du 9 juillet]: La traduction arrive chez Pearson pour ceux qui préfèrent la version française.

by David Larlet at June 30, 2008 11:09 PM under critique

Karl Dubost

De Sarinagara à Tous les enfants sauf un

Ils sont étranges les livres. Ils viennent à votre rencontre par des chemins inattendus et parfois ils ne vous lâchent plus. Ils me surprennent toujours autant. Oh bien sûr, nombreux sont ceux qui m'ont décu. Tant pourtant me donnent l'extase de la lecture.

June 30, 2008 05:55 AM under livre, carnet

June 28, 2008

Christian Fauré

Éloge des contraintes

Dans le management, on raisonne souvent par causalité finale, dit autrement : on fixe des objectifs et on alloue des moyens pour atteindre ces objectifs.

Je préfère une autre manière de voir les choses qui consiste à travailler à partir des contraintes.

C’est d’ailleurs un des aspects qui me séduit le plus dans la thèse de Roy Fielding lorsqu’il définit un style d’architecture à partir des contraintes :

“An architectural style is a coordinated set of architectural constraints that restricts the roles/features of architectural elements and the allowed relationships among those elements within any architecture that conforms to that style.”

Certes, appréhender le style à partir des contraintes ne va pas sans difficultés :

Unfortunately, using the term style to refer to a coordinated set of constraints often leads to confusion

Référence : thèse de Roy Fielding

Mais toujours est-il qu’en ayant une attention particulière aux contraintes, on est de plein pied dans la matérialité, dans un corps à corps avec les problèmes concrets que l’on rencontre.

Quelques exemples pour illustrer ce point :

  • L’origine de l’invention de la locomotive et de la machine à vapeur est dans les mines. La mine est une pépinière d’invention car elle est une “mine” de contraintes : le conduit étroit doit acheminer les hommes, l’eau, l’air, les matières premières , etc.

  • De même c’est à partir des contraintes imposées par les câbles de communication que le télégraphe puis le téléphone ont du reconsidérer le la notion de message pour inventer la notion d’information en proposant de mesurer la quantité d’information, notamment pour optimiser l’utilisation des câbles de transmission et la qualité du signal d’un bout à l’autre. De ces contraintes émergeront la cybernétique, portée par la résolution de l’ensemble des contraintes du système technique américain dans les années 40.

  • Dans un tout autre domaine,  Antti Revonsuo, professeur à l’université de Turku en Finlande, propose une théorie d’interprétation des rêves dans laquelle le rêve serait le travail nocturne du cerveau permettant de traiter l’ensemble des contraintes et des menaces psychologiques de notre existence. Il compare ainsi le rêve à un système de réalité virtuelle grâce auquel nous nous entraînerions la nuit à surmonter les contraintes que nous vivons le jour.

  • Nous pourrions aussi évoquer la théorie des contraintes qui a notamment changé l’approche de la logistique dans l’industrie. Cette théorie a été popularisé par Eliyahu M. Goldratt (que vous pourrez voir à l’Université du SI, organisée par Octo)

  • Actuellement, pour prendre un dernier exemple, le secteur de l’édition numérique est particulièrement en effervescence parce qu’il y a un certain nombre de contraintes auxquelles il faut faire face : périphérique de lecture, qualité de l’écran, taille, connexion avec d’autres pairs ou avec des serveurs centralisés, encodage et format des données, etc.

C’est la présence des contraintes qui permet d’organiser des travaux visant à composer avec ces contraintes pour inventer de nouveaux dispositifs, tout comme de nouvelles pratiques.

Il n’y a rien de plus stimulant que les contraintes car elles portent avec elles, potentiellement, toute les innovations et les inventions.

De deux choses l’une quand on est responsable d’une activité, qu’elle soit managériale, technique ou technologique : soit on raisonne en terme d’objectifs soit en terme de contraintes.
Si on gère uniquement avec les objectifs, on arrive rarement à satisfaction (on passe son temps à se demander comment interpréter les objectifs différemment, ou à essayer de “gruger”).
Pour que des solutions se concrétisent, il faut prendre à bras le corps les contraintes.

Aussi, rien de pire dans une organisation, ou dans un projet, que ne pas savoir quelles sont les contraintes avec lesquelles il faut composer. C’est généralement la promesse de s’engluer sans jamais avoir la sensation de progresser.
Il faut certes se fixer des objectifs, mais l’on voit trop souvent des organisations ou des modes de travail qui ne raisonnent qu’en termes binaires objectif / moyens ; c’est souvent un cercle vicieux, là ou l’approche par les contraintes propose un cercle vertueux.

by Christian at June 28, 2008 11:49 AM under Art

Nicolas Cynober

Google, OAuth et portabilité des données

On va reparler un peu technologie, alors pour ceux que ça barbe il me reste toujours des invitations pour TrueKnowledge, Twine et eRepublik :) Revenons à nos boutons *béééhh*, en janvier dernier lors de l’annonce du projet DataPortability je titrais tout simplement: le web 3.0 retiendra cette date. Aujourd’hui quand est-il ? Et bien on avance…

Dans la liste si dessus OpenID, RDF et OAuth, les pierres angulaires du projet ont fait des progrès considérables depuis janvier.

Et aujourd’hui c’est OAuth, le protocole d’authentification qui est adopté massivement par Google dans toutes ses APIs, on en avait déjà parlé en France ici. Mais l’important reste l’utilisation conjointe de toutes ces technologies, car actuellement elles se développent de manière indépendante. Et c’est le jour où tous ces standards seront en place que le projet DataPortability aura potentiellement atteint ses objectifs. Je vous redonne les points essentiels:

  • Nous voulons la souveraineté des profils, des relations, des contenus, du media que nous créons et gérons.
  • Nous voulons des formats ouverts pour les protocoles, la politique de découverte des identités, l’importation et l’exportation de données et la synchronisation.
  • Nous voulons protéger les droits et la propriété privée des utilisateurs.
  • Notre objectif est la diffusion de standards ouverts pour la portabilité des données.

Une petite parenthèse sur le nouveau logo de l’API MySpace. Ça se passe presque de commentaire. Mais bon c’est quand même trop tentant. Qui aurait cru il y a de ça 6 mois que l’ouverture des données prendrait aussi rapidement, bon ok à part moi :D Plus sérieusement, l’ouverture des données via des APIs “classiques” est le premier pas vers le web sémantique, et on y va vite, très vite. Et surtout si les géants comme Google ou encore Microsoft se lancent dans la bataille. D’ailleurs le rachat de Powerset par Microsoft pour $100M aura-t-il lieu ?

by Nicolas at June 28, 2008 08:34 AM under WebSemantique

David Larlet

Exemple d'utilisation de DBpedia

Pour gérer vos favoris, par exemple ceux relatifs à Python, notez l'intégration avec Wikipedia (définition, propositions sur les tags, etc). Un exemple parmi d'autres du Web Sémantique au service de l'utilisateur. J'aimerais bien savoir ce qu'ils ont mis comme triple store derrière car c'est assez rapide.

by David Larlet at June 28, 2008 08:05 AM under WebSemantique

June 27, 2008

Christian Fauré

La beauté du travail

Bien sûr on s’extasiait, et on continu à s’extasier, sur ses jambes.

Enfant, je la trouvais belle, très belle. Mais si c’était pour moi la plus belle des stars hollywoodiennes de comédies musicales, c’était parce qu’elle était d’une beauté physique.

Avec elle, j’ai appris que le travail et l’entraînement rendait beau car je percevais toujours, en la voyant à l’écran, tous les efforts qu’il avait fallu faire pour en arriver à ce que mes yeux voyaient.

by Christian at June 27, 2008 03:20 PM under Politique

June 26, 2008

Nicolas Cynober

20 invitations pour eRepublik

C’est mon coup de cœur du moment. Découvert en décembre dernier durant leweb3, ils ont gagné le prix de la meilleure start-up et je comprends aujourd’hui pourquoi. Techcrunch ayant été plutôt léger dans son billet, voici les points qui m’ont séduit et qui feront bientôt j’espère le succès de ce jeu très bien pensé.

Le principe en quelques mots

Vous incarnez un citoyen ordinaire qui va pouvoir développer son importance dans différents domaines, tant économique, politique, militaire ou médiatique. Vous devenez de plus en plus important dans votre communauté en devenant chef d’entreprise, maire, ministre, voir même président. Vous influez de plus en plus sur le jeu et surtout sur le devenir des autres joueurs, entreprises ou partis politiques.

Un vrai Massively Multiplayer Online Role-Playing Game (MMORPG)

La vrai révolution derrière eRepublik est d’avoir réussi a créer un vrai MMORPG dans les sens où vous avez des interactions avec d’autres communautés linguistiques. En effet dans beaucoup de jeux online comme World Of Warcraft  les joueurs sont séparés sur des serveurs différents en fonction des pays, point de rencontre possible, chacun joue dans son coin.

Là où eRepublik fait fort est qu’ils ont recréé un écosystème mondial où chaque pays et chaque économie influe sur ses voisins. On retrouve même des joueurs avec des titres d’ambassadeurs. En ce moment on parle sur les forums d’une alliance européenne, certains voyagent de pays en pays à la recherche de l’économie la plus propice pour son secteur d’activité, bref, ca bouge ! Ce matin j’ai embauché dans mon entreprise (virtuelle cette fois) un indonésien !

La simplicité de l’interface

Mais où est passée la RIA  avancée par les spécialistes ? Le jeu est tout en HTML avec des fonctionnalités très simples, et ça marche ! 25.000 “citoyens” pour une beta privée, ça le fait. 15.000 employés dans 2600 entreprises. Une guerre terrible qui fait actuellement rage entre l’Indonésie (2700 joueurs) et un conglomérat regroupant l’Afrique du Sud, l’Argentine, les Etats-Unis et le Venezuela qui regroupent au total plus de 3000 joueurs. Hmm… Y’a ptet des armes à vendre là-bas :)

Plutôt que d’essayer d’en mettre plein la vue avec des effets graphiques, eRepublik crée sa valeur dans les relations sociales qui se créent entre les joueurs. On est en plein dans l’addition de Fred Cavazza: Réseau social + univers virtuel + jeu en ligne. Seulement il ne prend pas en compte le fait que le réseau social est directement intégré au jeu, on n’est pas fixé sur un réseau existant type facebook. Je m’arrête là sinon je vais repartir sur les réseaux sociaux verticaux ;)

Encore des problèmes de jeunesse

On notera toutefois des problèmes de vitesse dans le chargement des pages.  Une ergonomie qui parfois déroute. Et le manque d’un bon tutoriel pour les nouveaux arrivants. Heureusement que la communauté française donne des coups de pouce sur son forum et que la banque de France a un grand coeur.

20 invitations pour faire grossir la population française

Nous sommes la 15ème puissance mondiale, il faut remédier à ça ! :)
Engagez-vous qui disaient… Laissez moi un chti message dans les commentaires.

by Nicolas at June 26, 2008 03:41 PM under Communauté

Mondeca

bernard

“Le sens, écrit Jean Baudrillard dans ‘Amérique’, est né de l’érosion des mots, et les significations sont nées de l’érosion des signes“. Formule qui peut paraître un peu déroutante, voire paradoxale, aux défenseurs que nous sommes des systèmes à base de sémantique. Mais le paradoxe nait seulement si on donne à érosion le sens négatif [...]

by bernard at June 26, 2008 08:46 AM under WebSemantique

June 25, 2008

Karl Dubost

Céramiques de Penang en Malaisie

Dix ans déjà ont passé. Le premier regard, il y a 20 ans. C'est la troisième fois. Je parcours à nouveau Georgetown à Penang. Pour voyager dans le temps, il suffit de s'absenter longtemps. Les murs vieillissent. D'autres sont remplacés par des constructions neuves. Le souvenir d'un lieu est étrange. Il ne correspond pas à la réalité physique. Il est composé de distances imaginaires. Est-ce la ville qui a vraiment changé ? Je ne suis plus le même non plus. J'ai pris des rides sur la peau et les émotions. J'ai aimé cet endroit à 17 ans. De nouveau à 27 ans. À 39 ans, l'amour est là… l'amitié en plus.

June 25, 2008 04:30 AM under Malaisie, Céramique, carnet

June 24, 2008

Nicolas Cynober

Loi Hadopi ? lol

Je suis assez fan de ce qui est entrain de se passer sur la toile. C’est vraiment trop marrant et je vais vous expliquer pourquoi, comme ça on pourra rigoler ensemble :)

Je ne vais pas partir dans un craquage ou un autre, je ne vais pas expliquer à nouveau comment on en est arrivé là, versac le fait d’ailleurs très bien dans cette série d’articles sur Rue89 (1, 2, 3). Je vais tout simplement vous montrer qu’une telle loi n’est pas applicable purement et simplement. Ici des problématiques juridiques, là les premières pierres de la problématique technique,  moi j’en ai une autre sympa de problématique: le web ;)

Je vais faire rapidement. Le web est construit de manière décentralisé où les ordinateurs peuvent discuter librement entre eux. Le mien, le votre, c’est la nature même du Peer to Peer. Comment voulez vous “scanner” les données qui circulent sur la toile? Est-ce que vous vous rendez seulement compte de la quantité d’informations qui circulent actuellement ? Mais le volume n’est pas le seul problème… Les réseaux P2P ont toujours eu une carte dans leur manche qu’ils n’ont jamais exploité pour des questions de performance, mais les débits et la puissance des machines augmentant, il devient tout à fait envisageable d’implémenter le SSL sur les réseaux P2P, le réseau The Pirate Bay ouvrant le bal. Le